:L´Impartial; :Feb 4, 2013; :Front Page; :13


Voix et musiciens partenaires d’exception


LA CRITIQUE DE ... ACAPEL’HOM

Autant l’exécution du «Gesang der Geister» de Schubert, interprété par Acapel’Hom, accompagné des «Délices de Suzy» ensemble de chambre, a marqué le concert samedi au temple Saint-Jean à La Chaux-de-Fonds, autant la soirée a plongé l’auditoire dans l’atmosphère chaleureuse d’une schubertiade, là où amis, poètes et musiciens se rencontrent.

Acapel’Hom a proposé un programme original. Sous la dédicace de Marie, hymne du chœur d’hommes du directeur Bernard Guye, la voix a conduit dans l’Europe de la Renaissance, mariant avec bonheur polyphonie, negro spiritual, Lehar, ou encore Haydn.

Une prestation séduisante de pièces courtes, dont on retient, a cappella, l’impeccable justesse d’intonation.

On apprécie ici le fondu des timbres vocaux, comme on a admiré dans le «Gesang» la caractérisation des registres. Quatre concerts à Concise, Serrières à La Neuveville et samedi à La Chaux-de-Fonds, ont confirmé un amical partenariat.

En seconde partie de soirée «Les Délices de Suzy» qui font carrière, depuis quatre ans, sur les estrades des théâtres et autres lieux, ont marqué la renaissance de la musique française reflet d’un temps libéré de la Première Guerre mondiale.

C’est la Belle Epoque qui ne croit plus au romantisme, mais où musiciens, poètes et peintres se découvrent des complicités.

Moment décisif de l’histoire où gravitent des créateurs oubliés tels Edouard Cazaneuve ou une cohorte de compositeurs tels Van Parys ou Reynaldo Hahn, directeur de l’opéra de Paris, représentants d’une tradition définie par la clarté, l’élégance et la distinction de l’écriture.

Un répertoire dans lequel excellent «Les Délices de Suzy» où l’on a goûté à la verve, à l’humour de certaines pages.
• DENISE DE CEUNINCK